Koto et shamisen avec Bobby Griffin · Tokyo 2026
Une journée à Tokyo avec Bobby Griffin, musicien américain installé au Japon depuis treize ans, formé au koto et au shamisen auprès de sa maîtresse Nakagawa-sensei, avec la chanteuse et joueuse de shamisen Yuzu (@yuzu_singer). Le matin, démonstrations commentées : la construction du koto, ses accords et ses effets, le shamisen et sa sawari, le sanshin d'Okinawa, la voix, les formes anciennes comme le danmono, Michio Miyagi et les quatre gammes japonaises. L'après-midi, les stagiaires passent à l'instrument : le geste de la main droite, la lecture de la tablature, les pressions de la main gauche, et Sakura Sakura joué et chanté ensemble. Filmé pendant la formation Digimonde à Tokyo en avril 2026.
-
Bobby Griffin 1 · Présentation : un Américain au service du koto
Bobby Griffin se présente, présente sa maîtresse Nakagawa-sensei et la chanteuse Yuzu au shamisen, et annonce le fil de la journée : ce qui sépare la musique japonaise de la musique occidentale.
-
Bobby Griffin 2 · Le koto : treize cordes, des chevalets mobiles et un dragon
Ce n'est pas une harpe. Treize cordes de même longueur, des chevalets qu'on déplace pour accorder, et un instrument dont chaque partie porte le nom d'un morceau de dragon.
-
Bobby Griffin 3 · Pousser les cordes, imiter la nature
Les pressions de la main gauche derrière les chevalets, le portamento, les harmoniques, et les effets qui imitent les insectes, le vent ou les pétales qui tombent.
-
Bobby Griffin 4 · Une pièce pour koto et shamisen, les quatre saisons
Bobby Griffin au koto et Yuzu au shamisen jouent une pièce du répertoire jiuta, puis l'expliquent : quatre poèmes, quatre saisons, et toutes les techniques de la leçon précédente au service de l'image.
-
Bobby Griffin 5 · Le shamisen : trois cordes et la sawari
Yuzu présente le shamisen : trois cordes, trois couleurs, et ce bourdonnement de la corde grave qu'une oreille occidentale prend d'abord pour un défaut. C'est la sawari, et c'est voulu.
-
Bobby Griffin 6 · Bachi, positions et techniques du shamisen
Avec Yuzu : le plectre, du petit bachi de Tsugaru au grand bachi du jiuta, les positions de frappe, les sons pincés et frottés de la main gauche.
-
Bobby Griffin 7 · Le sanshin d'Okinawa
L'ancêtre du shamisen, venu de Chine par Okinawa, avec sa peau de serpent et ses cycles rythmiques qui accompagnent la voix.
-
Bobby Griffin 8 · La voix : le bruit, l'ornement et le chant populaire
Ne jamais transposer, chanter entre les notes, garder le grain : ce que la voix japonaise fait que la voix occidentale évite, avec un chant min'yō par Yuzu.
-
Bobby Griffin 9 · Le danmono : thème et variations
Une forme ancienne qui compte en temps plutôt qu'en phrases, cinquante-deux temps par variation, silences compris. Midare joué par Bobby Griffin et Nakagawa-sensei, puis sa version moderne.
-
Bobby Griffin 10 · Questions : accord, partitions et mémoire
Les questions des stagiaires : à quelle fréquence on accorde, comment se lit la partition, comment on mémorise une pièce traditionnelle, et l'histoire des musiciens aveugles.
-
Bobby Griffin 11 · Michio Miyagi et « Haru no umi »
Le père du koto moderne, qui a fait dialoguer instruments japonais et occidentaux, et la pièce que tout le Japon entend au Nouvel An, jouée ici à la flûte et au koto.
-
Bobby Griffin 12 · Les quatre gammes japonaises
Miyako-bushi, ritsu, min'yō, et la gamme d'Okinawa : on change deux degrés et tout le paysage change. Démonstration de chaque gamme, puis une pièce d'Okinawa.
-
Bobby Griffin 13 · Premier geste au koto et lecture de la tablature
Le pouce ne pince pas, il pousse vers l'instrument et la force vient de l'avant-bras. Puis la tablature japonaise : de haut en bas, de droite à gauche, un numéro par corde.
-
Bobby Griffin 14 · La main gauche : demi-pression et pression entière
Monter d'un demi-ton ou d'un ton en appuyant derrière le chevalet, au bon endroit et avec la bonne force. Un geste qui fait mal les premiers jours.
-
Bobby Griffin 15 · Sakura Sakura, tous ensemble
Le chant populaire le plus connu du Japon, joué et chanté par tout le groupe après une journée de koto.